Les femmes au sein du PEACB
Alors que la guerre faisait rage et que de plus en plus d'hommes canadiens s'enrôlaient et étaient envoyés servir outre-mer, l'armée se trouvait confrontée à un besoin urgent de pourvoir des postes non liés au combat et des rôles de soutien.
En juin 1941, face au besoin croissant de personnel pour soutenir l'effort de guerre, le gouvernement canadien décida officiellement d'autoriser l'enrôlement des femmes dans les forces armées. Cette décision mena à la création de la Division féminine de la Force aérienne auxiliaire canadienne (CWAAF), une étape importante dans l'histoire de l'Aviation royale canadienne (ARC).
En juin 1941, face aux besoins croissants en personnel pour soutenir l'effort de guerre, le gouvernement canadien décida officiellement d'autoriser l'enrôlement des femmes dans les forces armées. Cette décision mena à la création de la Division féminine auxiliaire de la Force aérienne canadienne (CWAAF), une étape importante dans l'histoire de l'Aviation royale canadienne (ARC).
Les Canadiennes ont relevé le défi et ont comblé le manque crucial d'apprentissage et ont occupé des postes spécialisés essentiels liés à l'aviation, tant dans l'industrie aéronautique que dans la Force aérienne.
Au départ, seuls neuf métiers de la Force aérienne étaient accessibles aux femmes ; cependant, les tâches se sont élargies avec la progression de la guerre, et 69 métiers sont devenus disponibles. Les femmes sont devenues commises, téléphonistes, conductrices, ouvrières de tissus, coiffeuses, assistantes d'hôpital, mécaniciennes d'instruments, arrimeuses de parachutes, photographes, interprètes photographiques aériennes, officiers du renseignement, instructrices, observatrices météorologiques, pharmaciennes, radiotéléphonistes et policières militaires. La réglementation de l'ARC de l'époque interdisait aux femmes titulaires d'une licence de pilote d'instruire au vol ou de servir en première ligne.
De nombreuses Canadiennes ont contribué au succès du PEACB, tant comme civiles que comme membres de la Force aérienne. La plupart des femmes ont assumé des tâches traditionnelles, médicales, administratives, de bureau et de soutien dans les écoles partout au pays. Malgré tout, plusieurs se sont également inscrits à l'École de formation professionnelle technique du PEACB, dans les métiers suivants liés à l'aviation : mécanicien de moteurs d'avion, mécanicien de cellules, tôlier et ouvrier textile. Avant la guerre, ces postes pratiques étaient exclusivement occupés par des hommes.
L'ARC a trouvé une excellente source de travailleurs qualifiés pour assurer le bon fonctionnement des écoles et des dépôts de service du PEACB. Le travail fourni par la Division féminine demeure l'une des contributions les plus importantes à la formation des équipages.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, plus de 17 000 femmes avaient servi dans l'ARC.
L'aviatrice de 2e classe Laura Bagby remorque un avion d'entraînement avec un tracteur, École de pilotage militaire n° 3 (SFTS), Calgary, Alberta.
Les femmes dans l'ARC aujourd'hui
Aujourd'hui, les femmes représentent 20 % de l'effectif de l'ARC. Les Forces armées canadiennes (FAC) sont à l'avant-garde de l'intégration des femmes au sein de l'armée. Le Canada est un chef de file mondial quant à la proportion de femmes dans ses forces armées et aux domaines dans lesquels elles peuvent servir.
Les femmes peuvent s'enrôler dans n'importe quel groupe professionnel des FAC, y compris les métiers opérationnels, et servir dans n'importe quel environnement. Aujourd'hui, les hommes et les femmes des FAC sont sélectionnés de la même manière pour l'instruction, les promotions, les affectations et l'avancement professionnel : en fonction du grade, des qualifications et du mérite.
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